ECRIRE, C'EST TOUJOURS ECRIRE NON ?
Le 22 Janvier, 2013

Petite phrase entendue souvent chez nos prospects : "Le site, c'est XX qui s'en occupe, et dedans, on mettra les textes et les photos de la plaquette. Après tout, écrire, c'est toujours écrire non ? "

Petite phrase qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, mais dépassons nos réactions épidermiques. Pourquoi trouvons-nous que c'est une "Fausse Bonne Idée" ? Qu'est-ce qui est si différent  les textes d'un document imprimé, et  les pages d'un site ? 

 

 "Tu as écrit tous nos documents print, tu peux bien faire les textes de notre site Internet ! "

C'était en 2001. Pour ceux qui peuvent se souvenir professionnellement de ces années, les clients et prospects n'évoquaient ni référencement, ni ranking, et bien peu encore les moteurs de recherche. Et il est vrai qu'à l'époque, devant la demande de ce client, nous n'avons pas envisagé une minute de décliner l'invitation ! Après tout, son site avait la même fonction que ses supports publicitaires, les messages diffusés devaient être les mêmes, les cibles aussi (encore que...) et il était logique de traiter l'ensemble. Sans parler des synergies possibles, de la connaissance que nous avions acquise du métier de notre client de sa stratégie, de ce qu'il apprécie, de ce qu'il ne veut pas...

Et puis, le Web a évolué. Vite. Alors qu'il y a une dizaine d'années un site pouvait encore être considéré comme une plaquette sur écran, les vérités d'alors sont aujourd'hui bien dépassées. Que s'est-il passé ? 

 

L'homo Internauticus a évolué...

Les internautes ont changé : lisant de plus en plus sur la "Toile", nous nous trouvons, souvent à notre insu, comme "formatés".

  • Nous avons appris progressivement la navigation ;  nous avons acquis des habitudes et des comportements spécifiques. Les ordinateurs de plus en plus puissants, de plus en plus rapides ont fait de nous des cancres de la patience et des maîtres du zapping. C'est long ? Click-good-bye ! Et l'apparition des tablettes et surtout des smartphones a accentué encore la tendance. 
  • Les moteurs de recherches ne sont plus seulement des annuaires des différentes sources web, ils sont devenus des outils de promotion (du moins, lorsque votre site se situe dans les premiers résultats de recherche). Conséquence : l'apparition du référencement, la recherche des mots-clés en fonction de la sémantique de l'internaute cible, l'occurence des mots clés, la longue traîne, etc. 
  • Avec Web 2.0, l'internaute n'est plus un simple lecteur : il est aussi un contributeur et un prescripteur. Là aussi, cela change la donne ! 
  • Les sites de e-commerces sont apparus, et ont connu un essor incroyable. Et là, un objectif doit habiter le rédacteur : le bouton "acheter maintenant"...

 

Papier - Clavier - Ecran 

Et puis, il y a les vérités des premiers instants, découvertes peu à peu au fil de l'eau.  Comme notre comportement entre les linéraires d'un supermarché est depuis longtemps visionné et décrypté, la lecture sur Internet est elle aussi décortiquée. Peu à peu, s'impose l'idée que cette lecture sur papier et sur écran est différente, et que, de fait, l'écriture ne saurait être la même ! 

  • La lecture sur écran (donc aussi sur tablette et a fortiori sur smartphone) est plus lente, en moyenne de 25% que sur papier. Pourquoi ? parce que le papier renvoie la lumière, alors qu'un écran est lui-même source de lumière. De fait, notre oeil se fatique plus vite, et nous avons beaucoup plus tendance à "scanner" qu'à lire. Dit autrement, sur le Web,  il faut accrocher un oeil qui lit en diagonale. Cela existe aussi sur papier, mais ce n'est pas la règle...Cela suppose d'obéir à quelques règle simples 
  1. un titre qui informe (et qui de surcroît contient des mots-clés pour le référencement)
  2. un "chapo", une baseline ( ou slogan, claim)
  3. des paragraphes courts, pas de gros blocs que l'on n'ose entreprendre
  4. des puces plutôt que des énumérations
  5. des intertitres reprenant chacun un sous-thème
  • Nous lisons un document, nous "surfons" sur un site.  Explication : la lecture d'un document écrit est généralement linéaire, il y a un début, un milieu et une fin. En print, le texte écrit page 4 fait référence à des notions expliquées dans les pages précédentes, supposées acquises. Sur un site, l'internaute entre par une page (souvent via le résultat de sa requête sur un moteur de recherche) qui n'est pas forcément la "homepage" du site. Faites l'expérience de visiter 3 fois le même site. Il y a peu de chances pour que vous empruntiez le même cheminement. Donc, l'information doit être organisée en fonction de cette lecture non linéaire, où les points d'entrée et de sortie du lecteur sont, contrairement au début et à la fin d'un document écrit, inconnus. Et pourtant, l'internaute ne doit pas se perdre. Pour cela, il faut travailler à l'architecture de l'information, et, autant que possible, adopter la règle 1 thème / 1 page, jouer avec les liens.
  • Des travaux scientifiques ont porté sur la manière dont, inconsciemment, nous abordons la lecture d'une page Web. Notamment les études d'eye-tracking de  Jakob Nielsen ont mis en évidence des "zones chaudes", lues en priorité et de manière plus soutenue sur un écran. C'est bien évidemment à ces endroits qu'il faut placer les messages importants. Certes, un document écrit a lui aussi ses "emplacements de référence" (par exemple la page 3 d'un magazine), mais l'impact est moindre sur le lecteur. On a plus vite cliqué que tourné une page papier ! 

 

Alors CQFD ? 

Mises bout à bout, toutes ces prescriptions - et nous vous en avons épargné quelques unes - ne rendent-elles pas l'exercice du rédacteur Web un peu... technique ? Parce que, nous avons gardé le meilleur pour la fin : il faut, comme sur papier, donner une information claire, pertinente et intéressante pour le lecteur. Seulement, il faut le capter plus vite, le captiver davantage, et le capturer... pour qu'il revienne, pour qu'il clique sur un "Call to Action" ("Acheter maintenant", "s'abonner", "envoyer à un ami", remplir un formulaire contact, etc.).

 

Vous voulez en savoir plus ? Comment faire ? C'est par ici !

 

 

 

 

 

 

WebCogy lance son blog !
Le 2 Août, 2012

Rejoignez-nous sur notre nouveau blog : Webcogytations  ! 

Et rien que pour vous, notre premier article ! 

Un blog, pour ou contre ? La question peut paraître saugrenue pour une agence de conseil en stratégie de contenus Web... Et d'ailleurs, ce n'est pas sa formulation exacte. Petite explication, et grand plongeon pour WebCogy !

POUR  à 100%, et même plus ! 

Nous ne cessons de répéter à nos clients : il faut des contenus originaux, nouveaux, il faut faire vivre votre site Internet... Le message passe parfois difficilement : manque de temps, d'envie peut être aussi, autres priorités... Alors, une rubrique actualité peut être, où l'on panache les différents types de messages : news dans son secteur professionnel, contrat récemment gagné, nouvelles de la société elle-même, annonce d'un salon professionnel... Oui, pour créer un peu d'animation sur son site, la formule "Actualités" est un compromis, une bonne solution, à condition toutefois de l'alimenter environ tous les mois... Et de ne pas annoncer au futur un événement qui s'est tenu il y a 1 an.

Et un blog ? Oui mais attention ! Un blog professionnel désespérément immobile depuis 6 mois... est contreproductif. Voilà pourquoi chez WebCogy, nous nous sommes - longtemps - posé la question pour nous-mêmes : "un blog, oui ou non ? ". Et nous persistons et signons : mieux vaut pas de blog du tout qu'un blog où rien ne bouge... Nous prenons donc un engagement en répondant aujourd'hui : "OUI, un blog pour WebCogy"! 

Donc, welcome aboard our blog !

 Mais qu'allons-nous raconter ? 
Bien sûr nous allons parler de contenu Web, et là, il y a déjà beaucoup à dire : rédaction Web, référencement, video, son, webinars, podcasts, animateurs virtuels... Nous allons aussi parler de notre métier, pas toujours bien connu, la stratégie de contenus Web ! Peut-être serons-nous parfois un peu militants notamment sur le langage texto mal à propos, sur certaines pratiques pour générer des contenus.... Nous évoquerons aussi certains articles que nous avons particulièrement appréciés... 

WebCogy lance son blog ! Nous aussi nous nous sommes interrogés. Est-ce qu'on aura le temps ? Qu'allons-nous raconter ? Nous nous sommes en fait posé les mêmes questions que nos clients (et prospects !). Le parcours est le même. Alors aujourd'hui, nous avons nous aussi le sentiment d'avoir pris un engagement sur un horizon de discipline, que nous allons essayer de tenir. 

Rien que pour ne pas être des "faîtes ce que je dis, et pas ce que je fais !"